Côte d’Ivoire : L’AEEMCI tient le pari de former 350 jeunes en deux ans

L’Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI) initie des programmes de formation en complément aux modules académiques à l’intention des étudiants. Dans le courant des dernières deux années, elle a contribué à la formation de plus  de « trois cent cinquante (350) jeunes » selon les organisateurs.

Depuis un moment, les questions brulantes sur la qualification, la compétence et le savoir-faire des jeunes et des étudiants sont des sujets fortement discutés à l’actualité, surtout par les dirigeants professionnels.

En effet, entre le milieu professionnel et l’espace universitaire, il se trouve  un écart, exprimé par certains dans un contexte d’‘‘inadéquation formation-emploi’’. D’où la remise en cause des compétences de ceux qui sortent des Universités.

C’est en réponse à cette problématique que les militants de l’AEEMCI ont installé, depuis 2017, un projet de formation et de coaching sur les modules du leadership. Consacré à sa section dénommée « Ecole des Droits de l’Homme et du Leadership (EDHL) », le projet propose au menu une panoplie de disciplines éducatives pratiques à l’adresse des étudiants. Entrepreneuriat, gestion de projet, infographie, art oratoire, leadership en management sont entre autres les matières de ce projet.

Par ailleurs, ce programme de formation à but non-lucratif est le fruit d’un travail minutieusement élaboré par l’équipe EDHL, qui  compte des jeunes qui se veulent « promotion consciente et responsable ». C’est à juste titre que ces derniers ont été décorés par leur dirigeant, Issoumaïla Touré, le samedi 25 janvier dernier lors de la cérémonie des festivités de l’EDHL à la Chambre du Commerce, au Plateau.

« Pour votre engagement dans la vie communautaire, et votre quête incessante des valeurs du leadership »,révèle t-il, en appréciant l’engagement de ses collaborateurs. Selon lui, les jeunes, plus spécifiquement les étudiants doivent se doter des compétences nécessaires afin de participer qualitativement au développement de leurs milieux respectifs.

En conséquence, on note qu’en plus des certificats, les étudiants doivent aussi se frotter aux expériences, qui jouent pour beaucoup dans la construction de la vie professionnelle. C’est du moins ce que laisse comprendre un responsable de l’association, Mohamed Fofana lorsqu’il affirme que « dans le monde professionnel, les diplômes vous donnent droit à une fonction, mais en termes d’expériences, ce sont vos compétences qui vous y feront grandir ».

A l’issue, un concours d’art oratoire a sanctionné la cérémonie des festivités EDHL. En revanche, l’équipe annonce l’ouverture officielle des inscriptions pour les formations prochaines.

KADET Kady  

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