Débora Kayembe, Rectrice de l’une des plus prestigieuses Universités Européennes

La Congolaise Débora Kayembe vient d’être élue à la tête de l’Université d’Edinburgh en Ecosse. Il s’agit, là, de l’une des plus prestigieuses universités européennes. Elle ambitionne de faire bouger les lignes en Afrique, sur le plan éducatif. Car, pour elle, une bonne ressource humaine est la clé du développement.

La Congolaise Débora Kayembe est devenue, il y a quelques jours, la première personnalité africaine à être désignée recteur de l’Université d’Edinburgh en Ecosse. Cette Université est la 30e meilleure au monde, selon le classement Time High Education 2021. Ainsi, elle prendra officiellement fonction le 1er mars prochain. Alors, la native de Kinshasa ambitionne de participer au développement de l’éducation en Afrique et de faire bénéficier ses universités de l’expertise de celles d’Ecosse.

« Je suis à l’écoute des universités africaines. Mon programme aura un intérêt direct sur le développement de l’éducation entre l’Ecosse et l’Afrique. Le continent noir a beaucoup à apprendre de l’Ecosse et vice versa. Un partenariat juste et équitable constituera la base des échanges. Tel est mon leitmotiv », a déclaré Débora Kayembe dans une interview accordée à Financial Afrik.

C’est depuis le mois de novembre 2020 que l’avocate et militante des droits de l’homme de 45 ans a été proposée pour occuper le poste de recteur de l’Université d’Edinburgh. Alors qu’elle-même n’y croyait pas, elle a finalement été désignée à cause de son message de tolérance et de dialogue face au racisme au Royaume-Uni.

Si sa priorité reste l’Ecosse, elle ne cache pas ses plans pour l’Afrique. Outre le rapprochement des universités, elle compte lancer un programme d’éducation sanitaire pour tout le continent. Puis, promouvoir la multiplication des échanges scientifiques et académiques entre le continent et l’Ecosse.

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Par ailleurs, Débora Kayembe a lancé un appel aux Etats africains pour qu’ils investissent dans l’éducation qui pour elle, reste la principale base du développement.

En Afrique, le maillon faible des systèmes éducatifs est le financement.  En effet, les pays francophones sont les plus touchés par le manque de financement. Très peu d’entre eux respectent la recommandation de l’UNESCO qui veut qu’au moins 20% du budget annuel de l’Etat soit alloué à l’éducation.

Notons que la subvention publique est la principale sinon la seule source de revenus pour financer l’éducation en Afrique. Les investissements privés restent rares et très souvent dirigés vers des projets qui ne sont pas toujours inclusifs.

La Rédaction

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