Enseignement supérieur : L’intégration universitaire, plus qu’un slogan.

Après le bac, il est un constat dont la réalité est tout aussi subtile qu’évocatrice, celui de l’intégration universitaire. Dès l’obtention du baccalauréat, le nouvel étudiant fait face à une série de gymnastiques administratives relative à son orientation académique pour le supérieur. 

Une fois le pari de l’intégration réussie, surviennent les conflits d’intérêt entre étudiants motivés par diverses raisons. Ce type de discordes s’avère l’apanage de la gente féminine.

« On assiste très souvent à une rivalité entre les étudiants regroupés en clans. Et cela est plus fréquent chez les filles, pour des raisons de concurrences vestimentaires ou d’autres motifs du genre » en témoigne Assalé Julie, étudiante en grande école.

Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs

Quand l’intégration est auréolée de laisser aller et devient chemin de perdition. Il n’est pas rare de voir des étudiants se donner des airs hors des murs d’amphi ou des salles de classe, parce qu’appartenant à des clubs d’amis pas très catholiques.

Loin d’être des enfants de chœur malgré leur apparence angélique, ces jeunes apprenants se livrent aux plaisirs de la vie en croquant à pleine dent, oublieux parfois de leur statut d’étudiants. Les ‘‘zèh party’’ et autres ‘‘after school’’, sont des concepts qualifiés de ‘‘tendance in’’ de la part de ces jeunes assez branchés plus emportés par le flot des passions.

Ils en arrivent à perdre leur repère au point de se tromper d’objectif, faisant des études non un moyen d’aboutissement intellectuel et professionnel, mais un vecteur de vie licencieuse. Une pensée célèbre ne dit-elle pas que les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs ? 

Sous le regard de l’autorité….

C’est alors qu’intervient l’autorité éducative pour une intégration saine et assistée. En ce sens, l’Atlantique international business school (AIBS) a opté pour la proximité entre administration, corps enseignant et étudiants autour d’un cadre approprié.

Pour Sphens N’Guessan, étudiant en Licence3 de banques et assurances, cette stratégie contribue à l’épanouissement des étudiants.

« Chez nous, il y a une semaine de l’intégration pendant laquelle les responsables de l’école accueillent officiellement les nouveaux venus. Cette journée a été initiée pour permettre aux étudiants de se familiariser les uns aux autres, et d’échanger librement avec les professeurs, ainsi que l’administration. » rapporte-t-il.

Bien vécue l’intégration universitaire peut être pour l’étudiant, moyen d’épanouissement et expression de son savoir-faire par son savoir être. Pourvu que celui-ci, à l’abri des fréquentations douteuses, le fasse sous le regard bienveillant de l’autorité académique.

Après un tel tour d’horizon l’intégration universitaire apparaît-elle comme un slogan creux ou une réalité estudiantine ?

A.C

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