Entretien d’embauche : 5 questions à ne pas poser aux candidats (suite et fin)

(…) L’entretien d’embauche n’est rien d’autre qu’un cadre formel (ou souvent informel) instauré par le recruteur pour échanger avec les candidats sur le poste proposé (…). 

#3 : Avec qui aimez-vous le plus travailler : les hommes ou les femmes ?

Question un peu « idiote » qui pourrait être assimilé à du sexisme. Si l’objectif du recruteur est de savoir la taille de l’équipe dans laquelle, le candidat a précédemment travaillé, ou s’il apprécie de travailler en équipe, mieux vaut reformuler la question en ces termes : quelle est votre plus belle expérience de travail en équipe ? en répondant à cette question, vous saurez la taille de son équipe et bien souvent, les membres qui la composaient. Il est inutile de mettre le candidat dans l’embarras et d’avoir des positions qui pourraient être mal interprétées. Dans l’éventualité où le candidat (masculin par exemple) affirme qu’il apprécie de travailler avec les hommes, le recruteur n’aura-t-il pas tendance à faire des déductions abusives et discriminatoires infondées ?

#4 : Pourquoi avez-vous quitté votre ancien employeur ?

Voici une question qui revient dans la quasi-totalité des entretiens d’embauche. L’objectif pour le recruteur étant de connaître les relations du candidat avec son précédent employeur. Dans cette situation et face à une telle question, le candidat qui ne désire qu’intégrer l’entreprise n’aura pas d’autres choix que de vanter les qualités de son ex-employeur et ses réponses n’auront pas vraiment aidé le recruteur qui n’a aucun moyen de vérifier la véracité de ses affirmations. C’est pourquoi, il est recommandé au recruteur d’utiliser ses propres moyens pour connaître la réputation du candidat lors de son passage chez ses anciens employeurs. Un candidat qui a été « abusé en termes de droit » par son ex-employeur n’a pas forcément l’envie de relater des faits blessants et ainsi, rentrer dans une sorte de délation.

#5 : Préjugés sur le lieu d’habitation

Connaître le lieu d’habitation d’un candidat permet au recruteur de voir l’adéquation entre le trajet à parcourir et le lieu de travail. Cependant, peu importe le lieu d’habitation du candidat, le recruteur doit garder son opinion pour lui. Si parce que le candidat habite un quartier précaire, le recruteur estime qu’il n’est pas digne de son entreprise, il se rend coupable d’abus et de préjugés sur la personne du candidat. Dans ce cas de figure, le recruteur doit pouvoir démontrer que le lieu d’habitation du candidat aura un impact négatif sur son activité. Le recruteur doit rester à l’écart de tout ce qui pourrait être mal interprété.

En définitive, si l’entretien d’embauche est une étape importante aussi bien pour le recruteur que pour le candidat, les échanges doivent être exemptes d’insinuations infondées. L’objectif étant pour le recruteur, de s’assurer à travers les questions que le candidat répond aux critères du poste. Dans cette optique, il est opportun pour le recruteur de rester neutre et de poser des questions honnêtes.

Le recruteur ne pourra pas, sur la base de questions maladroites, rejeter la proposition de services / compétences d’un candidat.

De même que le recruteur n’a pas le droit de poser toutes sortes de questions, n’est-ce pas que le candidat également doit se garder d’interroger le recruteur sur des aspects qui ne l’aideront aucunement dans son choix définitif ?

Une contribution de Rachel YOUANT KOFFI
Consultante, Management de la communication interne, de l’Administration et des Ressources Humaines

Emmanuel D.

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