Environnement et Paix en Côte d’Ivoire : Les universitaires en parlent

Un séminaire de formations est livré depuis mercredi 10 mars 2021 par le département de la recherche de la Fondation Felix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix au sein de ladite institution, dans la capitale politique ivoirienne. Il s’agit d’un programme de formation à l’intention des responsables d’association dont des chercheurs en majorité sur les valeurs d’environnement et de paix dans une société reconciliée.

Organisé sous la coupole du Club des Icônes de l’Université Nangui Abrogoua en partenariat avec la Fondation Felix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, un séminaire de formations de responsables d’associations universitaires se tient à Yamoussoukro à ces heures. Débuté mercredi 10 pour prendre fin vendredi 12 mars 2021, ce séminaire se veut de fournir aux leaders de six (06) structures représentées des aptitudes nécessaires pour contribuer à la pacification de la vie en milieu universitaire.

Pourquoi l’engagement associatif ?

La première articulation du séminaire de formations intensives donné par le Département de la Recherche de la Paix de la Fondation qui se tient sur trois jours s’est attelée à répondre à cette problématique. Il en ressort plusieurs motifs donc au nombre desquels l’acquisition de compétences pour une meilleure insertion socio-professionnelle, le développement personnel ou la constitution d’un carnet d’adresses socio-professionnels. Mieux, pour Dr Diénabou Doumbia, directrice du département en charge de la formation cette forme d’engagement est une « préparation nécessaire à la vie future » sur tous les plans.

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Ce qu’il faut pour la culture de la paix

Selon une synthèse de l’UNESCO, la culture de la paix repose sur trois piliers fondamentaux dont la démocratie, le respect du droit, le respect des droits de l’homme, la non-violence, la tolérance ainsi que la protection de l’environnement. C’est ce dernier élément qui a servi de sujet d’échanges houleux entre les participants étudiants chercheurs pour la grande majorité en biodiversité et gestion durable des écosystèmes.

Quand certains ont dénoncé des comportements à risque pour l’espace naturel en Côte d’Ivoire, d’autres se sont attardés sur les conséquences des actions menées sans la prise en compte de leur impact sur l’environnement. Entre la déforestation avancée illégale, la pollution et la destruction effrénée des espaces naturels à des fins commerciaux, les causes énumérées sont nombreuses et « irresponsables ». Or « l’homme se développe dans une société. Il n’est donc pas pensable hors de son environnement. », a déclaré la formatrice ajoutant qu’en aucun cas, la paix pourrait exister sans une prise en compte des écosystèmes.

Des perspectives pour une meilleure gestion de l’environnement ?

Pour pallier le problème de la mauvaise gestion de l’environnement en Côte d’Ivoire, les étudiants écologues ont proposé plusieurs alternatives. Entre autres, la régulation du domaine par le ministère de tutelle et les organismes sous-jacents, l’inclusion de l’éducation à la préservation de l’environnement dans les modules d’enseignement à l’école ou encore la pénalisation des actions de transgression des mesures pour l’environnement. Pour les domaines fonciers, « il faut désormais miser sur les constructions en hauteur au détriment des constructions basses pour économiser de l’espace », a suggéré Kouakou Akissi Evelyne, participante au séminaire.

Une organisation pour la préservation de l’environnement pourrait naître dans les jours à venir avec les étudiants écologues qui pourraient entendent renforcer leur engagement associatif pour un développement responsable.

*Kadet K*

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