Les erreurs à éviter après la réussite au BAC !

Chaque année, malgré les résultats enregistrés au bac, des élèves, de plus en plus nombreux, viennent grossir les effectifs des étudiants. Bon nombre d’entre eux se retrouvent face à une situation nouvelle devant laquelle ils sont sans armes, se préparant ainsi à l’échec après le succès au BAC. Et pourtant, il suffirait pour eux de se poser de bonnes questions et d’aller vers des personnes ressources qui ont les vraies réponses. Sinon, il existe aujourd’hui en Côte d’Ivoire de nombreux conseillers d’orientation, ainsi que des cabinets privés spécialisés aussi dans l’orientation scolaire que dans l’orientation professionnelle.

Mais, peu de parents et d’élèves les sollicitent. Ils préfèrent, dans leur grande majorité, se fier aux rumeurs et autres informations pour faire un seul choix que celui de l’orientation après le BAC. Pourtant, la réalité montre aujourd’hui que les capacités d’accueil des établissements publics d’enseignement supérieur sont inférieures à la demande. Et, l’orientation devient de plus en plus difficile pour les parents et les élèves. Beaucoup de parents et d’élèves se compliquent encore plus la tâche en commettant de nombreuses erreurs qu’ils auraient pu éviter. On sait que l’Etat de Côte d’Ivoire dispose de 3 universités publiques (Cocody, Bouaké, Abobo Adjamé), 2 URES (Korhogo et Daloa), et 5 grandes écoles supérieures publiques. Malheureusement, Toutes ces structures publiques ne peuvent plus répondre, à l’ensemble de la demande d’accueil de nouveaux bacheliers. Ce qui explique la grande force du privé pour venir à l’aide. Le problème premier avec le privé, c’est que peu de personnes savent quels sont les établissements supérieurs privés qui sont réellement agréés. Le second problème, c’est la quasi-absence de moyens objectifs fiables pour juger de la qualité de l’enseignement qu’ils dispensent. Du coup, au plan de l’orientation, c’est au jeu du hasard ou des « prises en charge » que les parents et les élèves choisissent tel ou tel établissement supérieur privé. Pour donc espérer obtenir l’inscription dans la filière de son choix, plusieurs erreurs sont à éviter par le nouveau bachelier et ses parents. Notamment, le manque de vision, Les choix de filière par suivisme, Les choix sans rapport avec les moyennes obtenues en classe et à l’examen du Bac, les choix par les parents et tuteurs en lieu et place du bachelier, Les choix sans information sur la capacité d’accueil de la filière désirée et les choix sans information préalable sur les possibilités offertes par la série de son BAC.

En effet, Beaucoup de parents ne pensent à l’orientation de leur enfant qu’après l’obtention du bac par l’enfant. Or, les premiers choix en matière d’orientation doivent être faits et mis en œuvre dès le secondaire (à partir de la classe de 3è). Mieux, un parent qui observe bien son enfant, peut déceler des aptitudes à développer chez cet enfant dès les premières années du secondaire premier cycle. Aussi, nombre de parents et d’élèves ne savent pas grand-chose des possibilités de carrière. On observe que beaucoup de parents désirent pour leur enfant, soit leur propre métier, quand ils en sont fiers, soit les métiers qui font parler d’eux par la notoriété ou la richesse des revenus. Ils se fondent sur leur propre expérience de la vie, de l’environnement économique et professionnel pour choisir à la place de l’élève. C’est une erreur d’autant plus grave que l’enfant peut se retrouver dans une filière dont il n’a pas les aptitudes ou dont il n’a pas du tout l’amour. Dans les deux cas, le résultat est le même: l’échec assuré.

Ce qu’il faudrait savoir pour finir, c’est que les capacités d’accueil des structures d’enseignement supérieur sont largement inférieures aux demandes. Conséquence mathématique, elles ne peuvent offrir la place qu’aux plus méritants. Autrement dit, les bacheliers ayant obtenu les meilleures notes en classe de terminale et aux épreuves du BAC seront les premiers retenus. Il est donc important de mettre en rapport les notes du candidat avec les critères d’orientation de la filière envisagée. Une filière comme les sciences économiques, par exemple, reçoit chaque année plus de 7.000 demandes alors qu’elle n’offre pas plus de 400 places. Du coup, les élèves ayant des notes passables dans les matières de sélection devraient savoir qu’ils n’ont aucune chance d’être retenus.

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