Le système LMD et les nouvelles réalités du marché de l’emploi?

Annoncé comme le système idéal de formation, tous les pays africains ont, récemment, adopté le système LMD (Licence-Master-Doctorat). Cette adoption visait essentiellement la mise à niveau des étudiants africains au regard des standards occidentaux.

Mais à peine adopté, ce système affiche ses limites dans cette partie du monde. Notons, par ailleurs, que certains pays ne l’ont pas encore pleinement adopté du fait des coûts liés à cette adoption.

Selon l’Agence Ecofin, le Conseil national des enseignants du supérieur d’Algérie (CENS) revendique la suppression du système LMD dans les établissements d’enseignement supérieur du pays.

Pour les universitaires algériens, ce système a atteint ses limites car, incompatible avec les nouvelles réalités du marché de l’emploi dans le pays. Alors, ceux-ci veulent, à l’instar du Maroc, que soit instauré le système Bachelor, jugé plus international et plus compétitif.

En effet, le ministre marocain de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saaid Amzazi, a annoncé le 7 janvier dernier que son pays passera au système Bachelor, dès la prochaine rentrée académique.

Si le système LMD venait à être supprimé en Algérie comme au Maroc, les étudiants de l’Afrique subsaharienne pourraient avoir plus de difficultés à intégrer les universités d’Afrique du Nord. C’est le lieu de relever que cette zone accueille plusieurs étudiants en mobilité sur le continent.

Dès lors, les regards sont tournés vers les pays de l’Afrique Subsaharienne: quelle évaluation font-ils du système LMD?

Notons également que, la Tunisie avait déjà reconnu l’échec du LMD, et avait fait le choix en 2018 de le reformer plutôt que de le supprimer.

En outre, le CENS revendique la suppression du français comme langue d’apprentissage dans les universités au profit de l’anglais et de l’arabe. Une mesure que les universités ne sont pas prêtes à abandonner bien que le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chems Eddine Chitour, ait affiché il y a peu, son désaccord face à ce changement.

Cette autre mesure vient rendre encore plus complexe la situation des étudiants d’Afrique Subsaharienne vu que, pour la plus part, le français est la langue d’origine.

La Rédaction

Source: Agence Ecofin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *