L’école ivoirienne, les raisons d’y croire.

« Les jeunes d’aujourd’hui n’aiment pas étudier. Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas consciencieux. » On entend souvent la masse populaire le clamer.

Spécifiquement, dans le monde professionnel, c’est plutôt : « les jeunes d’aujourd’hui sont incompétents sur toute la ligne. Ils n’ont aucun savoir-faire, encore moins, un savoir-être. Ou encore, les candidats issus de tel établissement sont mal formés. »

Pourtant, l’Etat met à disposition de gros budgets annuels affectés à la formation des élèves et étudiants. Les parents, également, allouent un minimum de trois mois de salaire environ à la scolarisation de leurs enfants et à certains membres de leurs familles.

Les fins d’années sont animées de cris de joie et d’allégresse. Au motif ? L’on célèbre les réussites, certains pour un examen de fin de cycle et, d’autres, pour un examen de fin de formation sanctionné par une soutenance de mémoire.

On remarque, ici, que toutes les composantes de la société sont concernées par cet état de fait, dans le pays. Mais, lorsqu’il s’agit de l’insertion professionnelle desdits candidats, les critiques fusent et les rejets s’affichent.

Les raisons sont diverses : Pour certains, le système éducatif du pays traîne des lacunes et doit être, par conséquent, réformé. Cette réforme devra prendre en compte les conditions et outils de travail et la mise à jour des plaquettes de formation en lien avec les attentes du monde professionnel. Pour d’autres, il faut relever le niveau des enseignants encadreurs de la masse estudiantine, puis revoir les méthodes d’enseignement dans les temples du savoir. Un nouveau concept voit le jour avec de nouveaux observateurs : la formation par l’apprentissage.

Nous pouvons remarquer aussi que ces élèves et étudiants sont encadrés par des professeurs de rangs divers. Certains interviennent même dans les meilleures écoles et universités africaines et occidentales. Comment peut-il se faire donc que les élèves et étudiants du pays soient taxés d’incompétents ? Comment expliquer ce paradoxe ? N’y a-t-il pas de cancres sous nos tropiques ? N’y a-t-il pas d’exception dans cette masse estudiantine, environ 280 000, régulièrement en formation dans nos temples que, l’on pourrait valoriser ? Qui d’autres sauraient mieux valoriser la main-d’œuvre locale que les parents d’élèves dont certains sont eux-mêmes Cadres d’entreprises dans ce pays ?

Il est temps, grand temps que nous prenions tous nos responsabilités et que nous assumions ces échecs collectifs. Ainsi, il nous sera plus aisé de révéler les valeurs qui nous restent et d’en bâtir de nouvelles. Car la réalité est que nous sommes tous perdants à quelque niveau que ce soit.

L’échec de la jeunesse, responsable de la relève, n’est que l’échec des parents actuels tenants des rênes de la société. Pourquoi donc ne pas conjuguer les efforts pour solutionner cette problématique dont tous pourront être fiers demain ?

Dans le numéro 2 de sa publication, votre magazine, qui s’est donné pour vocation d’ouvrir la voie de la réflexion et de l’action, vous donne de découvrir l’autre image de l’école ivoirienne. Nous espérons que cette nouvelle image permettra aux décideurs de passer à l’action pour garantir une relève de taille à cette belle nation, la Côte d’Ivoire.

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