Promotion du Tourisme : L’UCLM prône la formation pour un tourisme innovant

Dans le cadre de ses journées pédagogiques, l’Université Charles Louis de Montesquieu (UCLM) a abrité le mercredi 10 juillet, un atelier scientifique sur le secteur du Tourisme et de l’Hôtellerie.

Avec pour thème « Problématique de la formation et de l’expertise en tourisme-hôtellerie: enjeux et identification des besoins » cette journée placée sous l’égide du Ministère du Tourisme et présider par le professeur Urbain Amoa, recteur de l’UCLM, a été l’occasion pour les acteurs du secteur du tourisme et l’hôtellerie de se pencher sur les besoins du secteur afin de le rendre plus compétitif et attrayant.

Pour le Pr. Urbain Amoa, face à la sollicitude dont fait preuve le secteur du Tourisme-hôtellerie depuis quelques années, le défi de la formation s’impose et il est à relever.

« Les arts, la culture, le tourisme, l’hôtellerie, les loisirs, l’artisanat sont des sciences qui nécessitent, à l’instar des sciences dites exactes, des contenus et des méthodes » faisait-il remarquer dans son adresse sur les enjeux du secteur.

A l’en croire, ce sont des secteurs de richesses pluridimensionnels car ils font appel à des spécialistes capables de passer de la théorie à la pratique, en synergie avec les potentiels qu’offrent la nature et l’environnement.

Des atouts qu’il incombe à l’homme de préserver voire améliorer par son engagement tant citoyen que professionnel, en faisant de la qualité un cheval de bataille au service du tourisme et de l’hôtellerie. De ce fait, le recteur de l’UCLM a pointé du doigt les méfaits de l’homme et son absentéisme des causes sociales.

« L’environnement humain naturel, s’il est enclin  à la paresse, au laxisme et à un manque de suivi-évaluation, il ne peut offrir une qualité suffisante qui permette de l’éclosion d’un tourisme de haute performance » a t-il martelé.

Selon lui, construire un bâtiment et y marquer « Hôtel » n’est donc pas suffisant pour se proclamer professionnel du secteur. En effet, il faut être capable d’évaluer les performances de son environnement, de ses agents et des cadres.

« Être titulaire d’un diplôme du  « secteur Tourisme-Hôtellerie » ne suffit pas pour exceller dans ce secteur. Être praticien de ce secteur en fondant ses acquis sur le nombre d’années de pratique ne suffit pas » a fait savoir Urbain Amoa.

Le salut de ce secteur passe nécessairement par la formation aussi bien des apprenants (étudiants) que des professionnels, en mettant l’accent sur la formation des formateurs et des différents acteurs du milieu. Un appel lancé aux parties prenantes de la chaine du tourisme et de l’hôtellerie afin de réinventer un tourisme facteur de développement et de croissance économique. Cela à travers un cadre d’échanges entre professionnels de la formation et acteurs du secteur.

«L’heure est venue de cultiver par la formation et de développer par la qualité des offres, un Tourisme d’élite en Côte-d’Ivoire dans le but d’obtenir une production plurielle de richesse« conclura le Pr. Amoa.

A sa suite Mme Soumahoro Félicité, Directrice Régionale du Tourisme d’Abidjan et des grands ponts, a convenu de la nécessité de repenser le système de formation qui tiendra compte des  besoins  identifiés par l’ensemble des participants.

C’est donc dans cette optique que le recteur de l’UCLM a procédé à la signature de partenariats avec l’entreprise JEA Communication éditrice du magazine SUPMAG, et Kristena Consulting, cabinet de formation. Deux entreprises qui contribueront a promouvoir la formation mise en avant par l’UCLM.

A.C

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