Qu’est-ce que le système L.M.D ?

L’enseignement supérieur joue un rôle très important dans le développement d’un pays. Il contribue à l’intégration sociale des jeunes et des minorités. Par nature, l’enseignement supérieur est le lieu du savoir où se développent la recherche et la production de connaissances. L’enseignement supérieur en Afrique étant à la croisée des chemins du fait de la mondialisation et du faible rendement, tant interne qu’externe, plusieurs institutions d’enseignement supérieur ont ainsi recouru à des politiques de convergence, notamment les grands principes du système académiques Licence-Master-Doctorat (LMD). Le système LMD a donc vocation à devenir le référentiel international commun de la totalité de l’offre de formation supérieure.

Les objectifs fondamentaux du système d’enseignement Licence-Master-Doctorat. Les objectifs fondamentaux visés par le système d’enseignement Licence-Master-Doctorat sont nombreux. Pour l’essentiel, on retiendra que le système vise à répondre aux besoins de qualification supérieure, à l’amélioration de l’efficacité interne des niveaux de la formation, à la maîtrise de l’offre de formation, au développement de la formation tout au long de la vie. Il a également pour rôle d’amplifier le processus de professionnalisation des formations supérieures, d’accroître l’attractivité de l’offre de formation et son intégration dans le concert international de l’enseignement supérieur, de crédibiliser la qualité des prestations et d’asseoir l’autonomie et la responsabilité des institutions d’enseignement supérieur.

• Structuration du système LMD Le système LMD est structuré en 3 niveaux et chaque niveau correspond un grade universitaire.

  • 1er niveau : Grade de licence (bac +3)
  •  2e niveau : Grade de Master (bac +5)
  •  3ème niveau : Grade de Doctorat (bac +8).

La licence

La licence se prépare en 3 ans après le baccalauréat, à l’université. Elle existe dans la quasi-totalité des disciplines et des secteurs d’activités. La première année de licence est moins spécialisée et davantage recentrée sur les fondamentaux. (Nouvelles technologies, langues, méthodologie, expression écrite et orale…).C’est une année de découverte, où seront dispensés les enseignements disciplinaires de base et méthodologie.
La deuxième année de licence est une année d’orientation au cours de laquelle des unités d’enseignement, obligatoires et choix, permettront un approfondissement des connaissances et une orientation progressive vers une licence générale ou une licence professionnelle.
La troisième année de licence : se serait une année de spécialisation, avec un approfondissement de la ou des disciplines choisies, dans un parcours débouchant sur une mention de la licence générale ou professionnelle.

Le Master

C’est le niveau qui permet aux universités d’affirmer leurs compétences et leur spécificité dans l’espace universitaires, il doit être recentré sur quelques pôles scientifiques forts. Les étudiants peuvent préparer un master à finalité recherche ou un master à finalité directement professionnelle à l’issue de la licence ou de la licence professionnelle. L’offre de formation au niveau master répond à un double objectif : préparer les étudiants à la recherche et leur offrir un parcours menant à une insertion professionnelle de haut niveau. Le diplôme de master se prépare en 2 ans après une licence : il est généralement organisé en année M1 (master 1ère année) et M2 (master 2e année). Il constitue un diplôme bac + 5.

Le Doctorat

C’est le niveau où se réalise une formation à et par la recherche. Le doctorat se prépare en trois ans après un master. Point d’aboutissement des études supérieures, il correspond à un niveau bac + 8 années d’études.

Quels avantages pour l’école ivoirienne ?

Les universités publiques de Côte d’Ivoire sont effectivement opérationnelles. Depuis la rentrée universitaire 2012-2013, la Côte d’Ivoire est passée à l’heure des grandes réformes au niveau de l’enseignement supérieur. Il s’agissait de son passage au système LMD (Licence, Master et Doctorat dans l’enseignement secondaire). Ce système estudiantin était une totale nouveauté dans le système éducatif Ivoirien. Et était aussi important pour les enseignants et les agents du Ministère de l’enseignement supérieur. Du coup, tous les acteurs de l’enseignement supérieur étaient à la tâche pour sa faisabilité dans un futur très proche. Malheureusement, à cette époque, plusieurs enseignants avaient du mal à expliquer ce système à leurs étudiants. Que renferme donc le système LMD ? Quels sont ses avantages pour le système éducatif d’un pays qui l’adopte ? Que doit faire la Côte d’Ivoire pour réussir son passage au système LMD ?

Voici autant de questions auxquelles les autorités Ivoiriennes avaient pu répondre. Selon le ministre de l’enseignement supérieur à l’époque Ibrahim Cissé Bacongo, le système LMD permet à la Côte d’Ivoire de se conformer aux normes internationales de l’enseignement secondaire, chose qui s’impose au pays vu que ces dernières années, le marasme éducatif a jeté de sérieux doute sur la crédibilité des diplômes ivoiriens qui n’étaient pas reconnus par certaines université au plan international. Aujourd’hui, le constat est clair.

Ce système a d’énormes avantages en ce qu’il uniformise tous les diplômes de l’enseignement supérieur. Dans les universités et grandes écoles publiques, on ne parle plus de Deug 1 et 2, de Licence, de BTS, de Dut, mais de Licence, master, doctorat. La Licence englobe donc le Deug 1 et 2 et la Licence, et il faudra 3 ans pour l’obtenir, cinq ans pour le master et 8 ans pour le doctorat. Ce système a définitivement mis fin à tous ces diplômes intermédiaires de l’enseignement supérieur. L’autre avantage, c’est qu’il met plus l’accent sur la formation pratique que théorique avec des connaissances plus accrues dans le domaine des Ntic.

Enfin, un autre gros avantage, c’est qu’il n’y a plus de mise à niveau ou de reprise d’année pour les étudiants inscrits en Côte d’Ivoire par exemple titulaire d’une licence et qui veulent poursuivre leurs études en Europe, au Canada et même dans certains pays d’Afrique (les pays anglo-saxons) où le système LMD est déjà pratiqué. Ce système vise en réalité plus la professionnalisation. Les avantages n’étant pas exhaustif, il a fallu une grosse volonté politique du gouvernement pour que ce système soit mis en œuvre. Car, le système LMD coute très chère. Il aura donc fallu beaucoup de matériels informatiques, revoir toutes les maquettes pédagogiques, modifier tous les textes de la Fonction publique concernant les conditions d’entrée dans les universités, pour ne citer que ces contraintes. Du coup, les frais de scolarité ont été revus à la hausse. De 6 000 FCFA, les inscriptions à l’université sont montées à 100.000 FCFA pour le premier cycle (de la 1ère année à la licence), 200.000 FCFA, pour le Master et 300.000 pour le DEA et le Doctorat.

 

Enseignemcient.gouv.

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