Recherche de la paix : pourquoi le débat est l’outil par excellence pour se faire entendre?

Nouveau départ. Le débat, valeur promue comme outil efficace pour l’exposition des points de vue va intégrer les pratiques universitaires grâce à un séminaire de formation organisé par les Icones de la Paix de l’Université Nangui Abrogoua en partenariat avec la Fondation Felix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix.

Il n’y a pas mieux que l’expérience associative pour se former parallèlement aux compétences socio-professionnelles. Ainsi, sept organisations estudiantines en provenance d’Abidjan et de Daloa assistent depuis mercredi 10 mars 2021 à un séminaire de formation sur les valeurs de la paix à la Fondation Felix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix. A Yamoussoukro, ils apprennent des techniques et valeurs pour une cohabitation harmonieuse des associations dans les milieux universitaires en Côte d’Ivoire. Avec la directrice du Département de la Recherche de la Paix de la Fondation du nom du père de la nation ivoirienne, Dr Doumbia Diénéba et Berté Zanga artiste et activiste des droits de l’homme, les étudiants leaders se familiarisent aux pratiques et valeurs afférentes à leur ambition de paix.

« Diversité culturelle, tolérance et compréhension mutuelle », cette communication qui a rappelé leurs réalités sociale et universitaire aux participants a également conduit à une réflexion sur l’état actuel de nos sociétés. Comment cohabiter dans l’harmonie malgré nos différences d’être, d’opinion ou de pratiques ?

Selon les formateurs, l’intolérance, la violence, l’individualisme ou la non-communication sont entre autres des facteurs qui engendrent des troubles à la paix. S’il n’est pas aisé de contrôler les conséquences de ceux-ci, on peut toujours mettre en œuvre un ensemble d’outils et de technique pour les éviter. Il s’agit essentiellement du respect de la vie humaine, du dialogue et à défaut du débat d’idées controverses.

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S’agissant de ce dernier outil, le formateur Berté Zanga alias Le Coq a défini qu’il est « le moyen par excellence pour des contradicteurs de s’entendre, se comprendre, confronter leurs idéologies ». A l’en croire, le débat serait la réponse favorable à la construction d’une société paisible et réconciliée. A l’appliquer dans le milieu universitaire, les participants contribuerons au développement de leur environnement. Le débat a, cependant, « des principes qu’il faut impérativement respecter » s’il doit résoudre des problèmes, a précisé le formateur à l’issue d’une simulation de débat d’idées controverses. Il doit se fonder des faits et des données vrais et avoir des enjeux d’intérêt public.

*Kadet K*

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