Universités africaines: Les responsables décident une reforme des programmes de formation scientifique tous les 5 ans

Pour faire face au déficit de spécialistes sur le continent, les responsables de l’Enseignement Supérieur africain ont décidé de réviser tous les trois à cinq ans, les curricula relatifs aux sciences, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques (STEM). Cette décision est l’une des résolutions prises lors de la septième Conférence régionale africaine des vice-chanceliers et doyens de l’enseignement des sciences, de l’ingénierie et de la technologie, qui s’est tenue au Zimbabwe du 20 au 21 novembre 2019.

La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), une agence spécialisée de l’Union africaine estime cette pénurie à plus de huit millions de médecins et de spécialistes, plus d’un million de chercheurs, plus de quatre millions d’ingénieurs et de près de 70 000 agronomes.

Pour la fondation, cette situation serait due à la prédominance à plus de 80% des enseignements dans les sciences humaines et sociales. Et ce, malgré les financements de plus en plus croissants accordés pour développer ces domaines scientifiques. Il faut toutefois noter que ces financements sont le plus souvent à l’endroit des femmes dans le but de les encourager dans ces filières encore bien dominées par les hommes.

Le plan de mise en application de cette réforme donne une place de choix aux partenariats régionaux entre les universités à la place des partenariats internationaux plus prisés par les institutions de formation. L’apprentissage à distance a été également retenu comme point fort de la mise en œuvre de cette stratégie dont le seul but est de contribuer au développement de l’Afrique par la science et l’innovation.

KADET K.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *